La vaccination evoque souvent les premieres semaines de vie, le carnet de sante rempli scrupuleusement par le pediatre et la longue liste des onze vaccins obligatoires depuis la loi Buzyn de 2017. Pourtant, la protection vaccinale ne s’arrete pas aux portes de l’adolescence. A 25 ans, a 45 ans, a 65 ans, puis chaque annee après un certain age, le calendrier vaccinal francais prevoit des rappels et des vaccinations specifiques. Ces rendez-vous discrets passent souvent inapercus, alors qu’ils protegent contre des maladies qui restent loin d’etre anecdotiques chez l’adulte : tetanos, diphterie, grippe saisonniere, zona, infections invasives a pneumocoque.
Le Calendrier des vaccinations 2026, publie chaque annee par le Ministere du Travail, de la Sante, des Solidarites et des Familles après avis de la Haute Autorite de Sante (HAS), constitue le document de reference. Il recense l’ensemble des recommandations applicables en France, decline les schemas selon l’age, l’etat de sante et les facteurs de risque, et detaille les modalites de prise en charge par l’Assurance Maladie. Sa derniere mise a jour integre l’extension des competences vaccinales des pharmaciens et infirmiers, ainsi que la generalisation du vaccin recombinant contre le zona pour les 65 ans et plus.
L’enjeu de la couverture vaccinale adulte est reel. Sante Publique France rappelle chaque annee que la couverture du rappel DTP a 65 ans reste inferieure aux objectifs, que la vaccination antigrippale plafonne autour de 50 % chez les seniors et que la vaccination contre le zona, longtemps marginale, beneficie depuis l’arrivee de Shingrix d’une dynamique nouvelle. Comprendre le calendrier vaccinal adulte, c’est se donner les moyens de ne rien laisser passer et d’anticiper les rendez-vous avec son medecin traitant ou son pharmacien.
Le calendrier vaccinal adulte 2026
Le calendrier vaccinal francais 2026 distingue les vaccinations obligatoires, les vaccinations recommandees pour la population generale et les vaccinations recommandees pour des publics specifiques (professionnels de sante, voyageurs, personnes a risque). Pour l’adulte, l’essentiel se concentre sur quelques rendez-vous reguliers et sur des vaccinations liees a l’age ou a une pathologie.
Les vaccinations obligatoires concernent principalement les nourrissons depuis le decret de janvier 2018 issu de la loi Buzyn : 11 vaccins (diphterie, tetanos, poliomyelite, coqueluche, Haemophilus influenzae b, hepatite B, meningocoque C, pneumocoque, rougeole, oreillons, rubeole). Pour l’adulte, l’obligation legale ne subsiste que pour certaines situations professionnelles, notamment pour les soignants exerçant en etablissement (hepatite B, DTP). En population generale, les rappels DTP de l’adulte sont fortement recommandes mais ne relevent plus d’une obligation individuelle.
| Tranche d’age | Vaccinations recommandees |
|---|---|
| 25 ans | Rappel diphterie-tetanos-poliomyelite-coqueluche (dTcaP) |
| 45 ans | Rappel diphterie-tetanos-poliomyelite (dTP) |
| 65 ans | Rappel dTP, grippe annuelle, zona (Shingrix), pneumocoque si risque |
| 65 ans et + | Rappel dTP tous les 10 ans, grippe annuelle, COVID si recommande |
| Femmes enceintes | Coqueluche au 2e trimestre, grippe en période epidemique |
| Voyageurs | Selon destination (fievre jaune, hepatite A, typhoide, etc.) |
| Professionnels de sante | DTP, hepatite B, grippe annuelle, ROR si non immunise |
Au-dela de ce socle, le calendrier 2026 detaille des vaccinations specifiques pour les patients atteints de maladies chroniques (diabete, insuffisance respiratoire, immunodepression), les personnes en contact avec des nourrissons, les voyageurs internationaux et les professions exposees. Le carnet de vaccination, papier ou desormais accessible dans Mon espace sante, reste l’outil pivot pour suivre les dates de rappel et anticiper les echeances. Pour faire le point sur l’ensemble de sa prevention après 40 ans, le rendez-vous de bilan de sante propose par l’Assurance Maladie offre un cadre adapte ; nous l’evoquons en detail dans notre article sur le bilan de sante a 40 ans qui consacre une partie aux mises a jour vaccinales.
Les recommandations evoluent regulierement. La HAS revoit periodiquement le calendrier en fonction des donnees epidemiologiques, de l’arrivee de nouveaux vaccins et de l’evaluation du rapport benefice-risque. Les principales evolutions recentes concernent la generalisation du Shingrix contre le zona, l’extension du vaccin pneumocoque conjugue 20-valent et l’evolution des recommandations COVID-19 vers une logique saisonniere proche de celle de la grippe.
Le rappel DTP tous les 20 ans
Le vaccin combine diphterie-tetanos-poliomyelite, souvent abrege en DTP, constitue le socle historique de la vaccination adulte. Après une serie de primo-vaccinations dans l’enfance et un dernier rappel a 11-13 ans, le calendrier vaccinal prevoit des rappels reguliers a l’age adulte. Cette regularite n’est pas un caprice administratif : elle correspond a la duree pendant laquelle l’immunite acquise par le vaccin reste suffisante pour proteger contre des maladies graves.
Le tetanos illustre parfaitement cet enjeu. Maladie non contagieuse causee par une bacterie presente dans la terre, le bois et les dejections animales, il provoque chez le malade des contractures musculaires douloureuses pouvant entrainer la mort. La France enregistre chaque annee une dizaine de cas, presque exclusivement chez des personnes agees dont le rappel n’avait pas ete fait. La diphterie a quasiment disparu en France grace a la vaccination, mais elle reste presente dans plusieurs regions du monde et peut etre reintroduite. La poliomyelite est elle aussi devenue exceptionnelle, mais l’OMS appelle a maintenir une couverture vaccinale elevee tant que le virus circule encore dans certains pays.

Le calendrier 2026 fixe les rappels adultes a 25 ans, 45 ans, 65 ans, puis tous les 10 ans après 65 ans. Le rappel de 25 ans se fait avec un vaccin combine ajoutant la coqueluche (vaccin dTcaP), pour proteger les nourrissons de l’entourage qui ne sont pas encore vaccines. Cette strategie dite du cocooning vise a entourer les bebes d’un cercle d’adultes immunises (parents, grands-parents, professionnels de la petite enfance). Les rappels suivants reviennent a la formule dTP classique, sans coqueluche, sauf indication particuliere.
Que faire en cas de rappel oublie ? La conduite recommandee depend du delai depuis le dernier rappel. Si le retard est inferieur a 5 ans au-dela de la date prevue, un simple rappel suffit. Au-dela, le medecin peut decider de pratiquer un rappel et de verifier le delai jusqu’au prochain. Il n’est jamais necessaire de reprendre une serie complete depuis le debut, sauf situations exceptionnelles. En cas de plaie a risque (terre, rouille, morsure animale), le medecin verifiera systematiquement la date du dernier rappel et pourra prescrire une injection de rappel et, si besoin, une dose d’immunoglobulines antitetaniques.
Le rappel DTP est gratuit dans les centres de vaccination publics rattaches aux conseils departementaux ou aux mairies. En cabinet medical ou en pharmacie, la consultation et le vaccin sont rembourses par l’Assurance Maladie selon les conditions habituelles (prise en charge a 65 % du tarif conventionnel, complement par la mutuelle). Le carnet de vaccination electronique de Mon espace sante facilite le suivi et l’envoi de rappels automatiques.
La vaccination annuelle contre la grippe
La grippe saisonniere n’est pas un simple rhume. Chaque hiver, l’epidemie touche entre 2 et 8 millions de Francais, conduit a plusieurs milliers d’hospitalisations et provoque, selon les annees, entre 8 000 et 14 000 deces, principalement chez les personnes de 65 ans et plus ou fragilisees par une pathologie chronique. Sante Publique France suit la circulation des virus grippaux a travers le reseau Sentinelles et les services hospitaliers, et publie chaque semaine un bulletin pendant la saison epidemique.
La vaccination antigrippale repose sur un vaccin renouvele chaque annee. Les souches circulantes evoluent en permanence, et l’OMS reunit deux fois par an un comite d’experts qui recommande la composition du vaccin pour la saison suivante (hemisphere nord d’octobre a fevrier, hemisphere sud d’avril a septembre). Le vaccin disponible en France contient en general quatre souches (deux de type A et deux de type B), choisies pour correspondre au mieux aux virus attendus. L’efficacite varie selon les annees et selon l’adequation entre les souches vaccinales et les souches reellement en circulation, mais elle reste benefique meme en cas d’adequation imparfaite, notamment pour reduire les formes graves.
L’Assurance Maladie organise chaque automne une campagne nationale qui debute generalement mi-octobre et se prolonge jusqu’a fin janvier. Les personnes eligibles a la prise en charge a 100 % recoivent un bon de vaccination par courrier. Sont concernes : les personnes de 65 ans et plus, les femmes enceintes quel que soit le trimestre, les personnes atteintes de certaines pathologies chroniques (asthme severe, BPCO, insuffisance cardiaque, diabete, insuffisance renale, immunodepression, obesite avec IMC superieur a 40), les personnes vivant dans le meme foyer qu’un nourrisson de moins de 6 mois a risque, et les professionnels de sante exposes.
En dehors de ces publics cibles, le vaccin reste accessible mais a la charge du patient (entre 10 et 15 euros pour le vaccin, plus la consultation medicale ou l’acte vaccinal en officine). Beaucoup de mutuelles remboursent une partie de ces frais sur presentation de la facture. Il faut compter environ deux semaines après l’injection pour que la protection vaccinale soit pleinement etablie, ce qui justifie de se faire vacciner suffisamment tot dans la saison.
Le moment optimal pour la vaccination se situe en octobre ou novembre, avant le pic epidemique qui survient generalement entre decembre et fevrier. Mais une vaccination tardive reste utile tant que le virus circule. La vaccination antigrippale peut etre realisee le meme jour que d’autres vaccinations (DTP, pneumocoque, zona, COVID-19), sans risque particulier d’interaction. Elle peut etre administree par le medecin traitant, l’infirmier (sur prescription medicale ou de sa propre initiative pour la grippe depuis 2008), le pharmacien d’officine ou la sage-femme. Pour suivre la sante de toute la famille au fil des saisons, voir aussi ce dossier sur la sante de la famille au quotidien qui detaille les rendez-vous de prevention par age et par situation.
Le vaccin contre le zona pour les 65 ans et plus
Le zona est une reactivation du virus de la varicelle (varicelle-zona ou VZV) qui reste tapi dans les ganglions nerveux après l’infection initiale, parfois pendant des decennies. Avec l’age et la baisse de l’immunite cellulaire, le virus peut se reactiver et provoquer une eruption cutanee douloureuse, le plus souvent localisee sur un seul cote du corps, le long du trajet d’un nerf. Environ un adulte sur trois sera touche par un zona au cours de sa vie, le risque augmentant fortement après 50 ans.
La complication la plus redoutee est la nevralgie post-zosterienne, une douleur chronique pouvant persister plusieurs mois ou plusieurs annees après la guerison de l’eruption cutanee. Cette douleur, decrite comme une sensation de brulure, de decharge electrique ou d’allodynie (douleur declenchee par un simple effleurement), peut profondement degrader la qualite de vie et reste difficile a soulager. D’autres complications, plus rares mais serieuses, peuvent survenir : zona ophtalmique avec atteinte oculaire, zona otitique avec paralysie faciale (syndrome de Ramsay Hunt), atteintes neurologiques centrales chez les patients immunodeprimes.
Pendant pres de quinze ans, la vaccination contre le zona reposait sur un vaccin vivant attenue (Zostavax) dont l’efficacite, modeste et rapidement decroissante avec l’age, limitait l’enthousiasme. L’arrivee du Shingrix, vaccin recombinant non vivant administre en deux doses espacees de 2 a 6 mois, a profondement change les recommandations. Les essais cliniques ont demontre une efficacite superieure a 90 % contre le zona et la nevralgie post-zosterienne, y compris chez les personnes de 70, 80 ans et plus. Cette efficacite se maintient pendant au moins une dizaine d’annees après la vaccination selon les donnees disponibles.
Depuis 2024, la HAS recommande la vaccination par Shingrix chez tous les adultes de 65 ans et plus, et chez certains patients immunodeprimes des 18 ans (greffes d’organes solides, greffes de cellules souches hematopoietiques, hemopathies malignes, infection a VIH avec immunodepression severe, traitements immunosuppresseurs). L’Assurance Maladie prend en charge le vaccin a 65 % du tarif conventionnel pour les publics cibles, le complement etant generalement assure par les mutuelles. Le rattrapage est possible chez les personnes de plus de 65 ans qui n’auraient pas ete vaccinees au moment de leurs 65 ans.
Les effets indesirables les plus frequents sont locaux (douleur, rougeur, gonflement au point d’injection) ou generaux (fatigue, douleurs musculaires, maux de tete, fievre moderee), souvent plus marques après la seconde dose. Ils traduisent la forte reactogenicite du vaccin, en lien avec son efficacite. Ils disparaissent en general en 24 a 72 heures. Les contre-indications absolues sont rares (allergie severe a l’un des composants). Le Shingrix peut etre administre simultanement avec le vaccin antigrippal sans diminution de l’efficacite ni augmentation des effets indesirables.
Le pneumocoque et les personnes a risque
Le pneumocoque (Streptococcus pneumoniae) est une bacterie responsable d’infections respiratoires (pneumonies, otites, sinusites) et d’infections invasives plus rares mais beaucoup plus graves (meningites, septicemies). Chez l’adulte, les pneumonies a pneumocoque restent une cause frequente d’hospitalisation, en particulier chez les personnes de 65 ans et plus ou atteintes de certaines pathologies chroniques. La mortalite des formes invasives reste elevee malgre les antibiotiques, ce qui justifie une strategie vaccinale ciblee sur les populations a risque.
Deux types de vaccins contre le pneumocoque sont disponibles. Les vaccins conjugues (Prevenar 13, Prevenar 20) couvrent respectivement 13 et 20 serotypes de la bacterie et induisent une immunite plus durable, en particulier chez les personnes immunodeprimees. Le vaccin polyosidique non conjugue (Pneumovax 23) couvre 23 serotypes mais induit une immunite moins profonde et qui s’epuise plus rapidement. Les recommandations actuelles privilegient les schemas associant un vaccin conjugue suivi, dans certains cas, d’un vaccin polyosidique pour elargir la couverture serotypique.
La vaccination antipneumococcique n’est pas recommandee de maniere generalisee chez tous les adultes de 65 ans et plus, contrairement a la grippe ou au zona. Elle s’adresse a des publics specifiques definis par la HAS : personnes immunodeprimees, splenectomisees ou aspleniques, atteintes de drepanocytose homozygote, de syndrome nephrotique, d’insuffisance respiratoire chronique, d’insuffisance cardiaque, de maladies hepatiques chroniques (cirrhose, hepatite chronique active), de diabete non equilibre, ou porteuses d’une breche osteo-meningee, d’un implant cochleaire ou candidates a une transplantation d’organe solide.

Pour ces patients a risque, le schema vaccinal adulte 2026 prevoit en general une dose de Prevenar 20 (ou de Prevenar 13 suivi de Pneumovax 23 selon les indications), avec eventuellement un rappel a distance selon le profil immunologique. Le vaccin Prevenar 20, introduit plus recemment, simplifie le schema en couvrant a lui seul davantage de serotypes. La prescription releve generalement du medecin traitant en lien avec le specialiste suivant la pathologie sous-jacente. La prise en charge par l’Assurance Maladie est totale pour les indications retenues.
Pour les personnes en bonne sante de 65 ans et plus, la vaccination contre le pneumocoque peut etre proposee sur appreciation medicale, mais elle ne fait pas l’objet d’une recommandation generale. C’est typiquement le genre de point a aborder lors d’un rendez-vous medical de prevention, en lien avec d’autres elements du bilan : poids, tension, glycemie, depistages organises et mises a jour vaccinales constituent un ensemble coherent de la prevention sante après 40 ans.
Ou se faire vacciner et qui paie
L’acces a la vaccination s’est considerablement diversifie en France ces dernières annees, avec pour objectif de faciliter la couverture vaccinale en multipliant les points d’entree. Le medecin traitant reste le pivot historique, mais d’autres acteurs ont vu leur role s’elargir : pharmaciens, infirmiers, sages-femmes, centres de vaccination publics, services de medecine du travail, centres de protection maternelle et infantile.
Depuis la convention pharmaceutique de 2019, etendue en 2024, les pharmaciens d’officine peuvent prescrire et administrer la majorite des vaccins du calendrier vaccinal adulte chez les personnes de 11 ans et plus. Cela inclut le DTP, la grippe, le COVID-19, le ROR (rougeole-oreillons-rubeole), la varicelle, le zona (Shingrix), les hepatites A et B, le HPV, le pneumocoque, le meningocoque. Cette extension repond a un constat simple : la pharmacie est souvent plus accessible et disponible que le cabinet medical, en particulier pour les patients eloignes des zones medicalisees ou ayant des contraintes professionnelles. Pour les vaccins specialises ou en cas de contre-indication, le medecin reste le recours competent.
Les infirmiers en officine ou a domicile peuvent egalement administrer la plupart des vaccins, soit sur prescription medicale, soit directement pour la grippe depuis 2008 et pour un nombre croissant de vaccins depuis 2023. Les sages-femmes vaccinent les femmes enceintes (coqueluche, grippe) et les nouveau-nes. Les centres de vaccination publics rattaches aux conseils departementaux proposent de nombreuses vaccinations gratuitement, sans avance de frais : ils constituent une option utile pour les rappels DTP de l’adulte ou pour les voyageurs.
Les centres de vaccination internationale, agrees par l’Agence regionale de sante, sont specialises dans la vaccination des voyageurs (fievre jaune obligatoire pour certaines destinations, hepatite A, typhoide, rage, encephalite a tiques) et la delivrance du certificat international de vaccination. La consultation est generalement payante, mais elle inclut un conseil personnalise sur les risques sanitaires de la destination, la prophylaxie antipaludique et les precautions a prendre.
| Lieu de vaccination | Qui peut vacciner | Prise en charge |
|---|---|---|
| Cabinet medical | Medecin generaliste, pediatre | Consultation + vaccin remboursees par l’Assurance Maladie |
| Pharmacie d’officine | Pharmacien, infirmier en officine | Acte de vaccination + vaccin selon conditions |
| Centre de vaccination public | Medecin du centre, infirmier | Gratuit pour les vaccinations recommandees |
| Centre vaccination internationale | Medecin specialise | Payant (vaccin + consultation), partiellement rembourse |
| Service de sante au travail | Medecin du travail | Gratuit pour les vaccinations professionnelles |
| Domicile | Infirmier liberal sur prescription | Acte rembourse, vaccin selon prescription |
Cote financement, les regles dependent du vaccin et du statut de la personne. Les vaccins recommandes du calendrier sont rembourses a 65 % par l’Assurance Maladie, le complement etant assure par la mutuelle pour la plupart des contrats. Les vaccinations prises en charge a 100 % par l’Assurance Maladie incluent la grippe pour les publics cibles (avec bon de vaccination), la coqueluche pour les femmes enceintes, certaines vaccinations chez les patients atteints d’affections de longue duree (ALD). Les centres de vaccination publics fournissent gratuitement la plupart des vaccins recommandes et ne demandent pas d’avance de frais.
Le carnet de vaccination electronique disponible dans Mon espace sante centralise l’historique vaccinal et permet de retrouver facilement les dates de rappel a venir. Pour activer le service et beneficier des rappels automatiques par notification ou courriel, le guide pratique de Mon espace sante detaille la procedure en quelques minutes. Le carnet papier reste valable et peut etre alimente en parallele lors de chaque vaccination.
Maintenir sa couverture vaccinale a tout age
La vaccination adulte n’a rien d’un rendez-vous spectaculaire. Elle se joue dans la regularite, dans la mise a jour discrete d’un carnet, dans le rappel administre lors d’un passage en pharmacie ou dans le bon de l’Assurance Maladie recu chaque automne. Cette banalite est paradoxalement sa force : ces gestes simples evitent des hospitalisations, des sequelles, des deces qui surviendraient autrement chez des personnes vulnerables.
Le calendrier vaccinal 2026 ne demande pas une attention permanente, mais il merite d’etre passe en revue tous les cinq a dix ans, idealement lors d’un bilan de sante ou d’une consultation programmee chez le medecin traitant. Verifier la date du dernier rappel DTP, anticiper la vaccination contre le zona a l’approche des 65 ans, accepter le bon de prise en charge de la grippe quand il arrive, demander si le pneumocoque s’applique a sa situation : autant de reflexes a integrer dans le suivi medical au long cours.
La vaccination est un acte individuel qui produit un benefice collectif. Plus la couverture vaccinale est elevee dans une population, mieux les personnes les plus fragiles (nourrissons, immunodeprimes, personnes agees) sont protegees indirectement par la reduction de la circulation des agents infectieux. Cet effet de protection collective, parfois appele immunite de groupe, ne fonctionne que si chacun fait sa part. C’est aussi pour cela que le calendrier vaccinal merite mieux que l’oubli ou l’indifference.
La redaction